Un chevalier sans tête,
une promesse de vengeance et un mystère vieux de près de 500 ans…
À partir de ce lundi 7 septembre, le Musée de la Tour d’Anhaive accueille une œuvre exceptionnelle : le Chevalier sans tête, une sculpture en calcaire datant de 1562.
Et si cette œuvre pouvait encore nous raconter une histoire ?
En cuirasse, le mystérieux chevalier tient entre ses mains sa propre tête, séparée de son corps. Sur son cou, les traces de la décapitation sont encore visibles. Une scène aussi saisissante qu’énigmatique, qui ne laisse guère indifférent.
Mais le mystère ne s’arrête pas là.
Sur le socle, une inscription interpelle : « Une heur viendra quy tout paiera ». Une menace ? Une promesse de vengeance ? À côté, les initiales P.N., entrelacées dans un mystérieux nœud d’amour, semblent ajouter une nouvelle pièce à l’énigme.
Qui était cet homme ? Pourquoi a-t-il été représenté ainsi ? Les hypothèses sont nombreuses, mais aucune source ne permet aujourd’hui de percer définitivement le secret de cette œuvre.
Son histoire, elle aussi, est mouvementée. À l’origine conservée dans la chapelle de Saint-Servais, la sculpture échappe à la destruction de l’édifice lors de la Révolution française. Elle est ensuite intégrée à un mur de jardin, avant d’être donnée en 1849 à la Société archéologique de Namur.
Près de cinq siècles après sa création, le Chevalier sans tête poursuit son histoire au Musée de la Tour d’Anhaive. L’équipe du Musée remercie la Société archéologique de Namur pour sa confiance.
Venez découvrir cette œuvre fascinante et laissez-vous emporter par son histoire, ses mystères… et les questions qu’elle continue de poser.
À découvrir dès le 12 septembre à l’occasion des Journées du Patrimoine.