Les stories du Musée de la Tour d’Anhaive : l’histoire piquante de la moutarde Bister 5eme partie

Fabienne Bister

Du journalisme à la moutarde

Active dans la société depuis 1991 aux côtés de son père, elle reprend le flambeau en 1995. Toutefois, elle n’a pas commencé sa carrière professionnelle au sein de l’entreprise familiale. Forte d’une licence et d’une maîtrise en sciences économiques, elle commence sa carrière en travaillant pour Michel Hansenne dans le but de développer un projet de loi permettant aux cadres de racheter plus facilement leurs sociétés. Ensuite, elle travaille en tant que journaliste à temps plein, jusqu’à une interview avec Henri Mestdagh qui lui conseille de s’investir davantage dans la firme familiale. La graine de la réflexion étant plantée, elle se lance dans l’entreprise avec son père à mi-temps, conservant en même temps, un travail journalistique. Au fil du temps, Fabienne est de plus en plus investie dans la vie de moutarderie jusqu’à ce qu’elle remplace totalement son père à la barre.

L’arrivée de la modernisation

Ce changement s’accompagne d’une modernisation pour ancrer Bister dans l’air du temps. Ainsi, dès 1994, sous l’impulsion de Fabienne, l’informatique est installée. La modernisation se fait également au niveau linguistique : une secrétaire et un responsable commercial trilingues sont engagé·e·s. L’accent est de plus en plus mis sur la publicité : lancement de la Fête de la moutarde à Jambes ; concours de fabrication de moutarde pour enfants ; participation aux Journées Portes Ouvertes des entreprises ; etc.

Toujours dans une optique de marketing, L’Impériale voit son étiquette agrémentée de la mention Bister, afin de faire savoir aux amateur·rice·s qui l’ignoraient encore que c’est l’entreprise familiale qui produisait cette moutarde mythique. Enfin, en 1998, Fabienne Bister relance l’utilisation des verres décorés avec des personnages de BD créés pour l’occasion, tel Grenadix, afin de toucher un public plus jeune et de dynamiser l’image de la marque.