Les stories du Musée de la Tour d’Anhaive : l’histoire piquante de la moutarde Bister 2eme partie
L’Impériale : l’arrivé de la moutarde
En 1929, François Bister a vent de la volonté de Monsieur Godart de se défaire de son entreprise de vinaigre et moutarde. Il va à sa rencontre pour combler sa curiosité et l’interroge sur son activité. Manifestement intéressé par le produit et les outils de l’usine, François Bister rachète l’entreprise de Mr Godart joignant ainsi la production de moutarde à son entreprise de chicorée. En acquérant cette firme, François Bister met également la main sur la recette de L’Impériale que Mr Godart avait inventée en 1877, et dont le passé commercial est très important à Jambes et ses alentours.
François Bister se lance donc dans la confection de la moutarde pour laquelle il achète le 1er mai 1929, deux parts de 250 francs à l’Association belge des vinaigriers. En 1932, il prend huit parts supplémentaires, car la moutarde prend de plus en plus d’importance dans son activité. En effet, les affaires marchent bien. François Bister achète même une ancienne vinaigrerie à Bruxelles dans le but d’augmenter sa production. Ses investissements vont payer, car à partir de 1939, la chicorée est délaissée pour se tourner uniquement vers la moutarde dont le commerce est plus rentable.
Les déboires de la Seconde Guerre mondiale
François Bister fait tout pour maintenir cet essor, mais les événements mondiaux vont ralentir la progression de l’entreprise. En effet, la Seconde Guerre mondiale éclate et François Bister est mobilisé, ce pour quoi il sera récompensé après la guerre de la Croix-de-feu et des ordres de Léopold et de la Couronne de Guerre.
La guerre marque également la vie de l’entreprise, car elle entraîne des pénuries : la graine de moutarde est introuvable. Jean, qui remplace son père qui est au front, se voit obligé de mettre fin à la production de L’Impériale, afin que les client·e·s ne perdent pas confiance en ce produit. Bister va changer le nom de son produit pour Finex, appellation qui se maintiendra encore sur quelques bouteilles de vinaigre d’après-guerre.