Exposition Pavy

Jusqu'au 30 avril 2011

Exposition consacrée aux œuvres du Louisianais Francis X. PAVY

Pur produit du Grand Sud Américain, Francis PAVY est un conteur d’histoires. Né du côté de Lafayette en 1954 et diplômé de l’université de Louisiane en 1976 (maîtrise d’Arts appliqués), il se consacrera à différentes expressions plastiques (photo, sculpture, céramique) mais c’est le vitrail qui va exercer une influence majeure sur son travail de peintre.

D’un format raisonnable (ses tableaux peuvent aisément se ranger dans le coffre d’une Cadillac) les huiles de F. PAVY se laissent voir comme des icônes modernes d’un monde qui, lui aussi tend à sombrer dans le souvenir. Cow-boys – accordéonistes au Stetson de travers, Princes de la Tarte à l’écrevisse, Elvis du samedi au visage bleuté par les sunlights de la salle de bal, pêcheurs du bayou à la peau électrique, tout un monde hétéroclite et caricatural se présente au fil des tableaux. Le tout ponctué de guitares rose bonbon, de derricks crachant leur pétrole, ainsi qu’une curieuse panoplie de «cœurs flamboyants enchaînés» qui évoquent plutôt le répertoire des salons de tatouage que celui du peintre. Mais, croyez-le, il s’agit bien ici de peinture : les thèmes sont classiques (portraits, paysages, scènes d’intérieur…), cependant le langage est tout autre. Couleurs acidulées, où le vert pistache côtoie le rouge carmin le plus incandescent, où l’orange saturé appelle une artillerie de tons bien connus des Fauves : voilà pour les couleurs. Il y a du Van Gogh dans sa palette ! Voisines dans la démarche de ce que nous appelons en Europe la « figuration libre » de Combas, Boisrond, Di Rosa,… les « huiles franches » de PAVY irradient aussi par une fraîcheur inimitable du propos. Une sorte de langage figuratif universel en quelque sorte, proche du pictogramme, accessible et rempli d’humour nous est présenté à Jambes. Mais si nous sommes un peu attentifs, on pourra aussi retrouver les signes de ce qui nourrit l’âme d’un peintre comme celle du peuple qui s’est construit au fil des heurts de l’Histoire, avec ses joies puissantes et ses insondables détresses. C’est pourquoi PAVY nous émeut et nous ravit, pour la fête des yeux et le bonheur du cœur, et dont l’œuvre est une passerelle sensible entre l’ancien et le nouveau monde, à l’image d’un arc-en-ciel dont PAVY en aurait dérobé les couleurs.





Ouvert en période de vacances de Pâques : Le dimanche de 14h à 18h