Bèronvaux

Les tombes romaines d’Anhaive

Une trentaine de tombes à incinération furent découvertes en août 1934 lors de la construction du couvent des Pères de Scheut sur les hauteurs de Bèronvaux.

Il s’agissait d’un cimetière assez pauvre, s’échelonnant du milieu du IIe siècle de notre ère au milieu du IIIe siècle. Seule la tombe 16 semble plus ancienne: elle daterait en effet de la première moitié du IIe siècle.

En mai 1956, un coffre de pierre monolithe coiffé d’un couvercle pyramidal fut découvert à la Basse-Anhaive, en bordure de la chaussée de Liège. Il contenait deux grandes urnes de verre bleu avec des ossements calcinés à l’intérieur. À proximité du coffre, d’autres objets furent découverts, qui appartenaient probablement à un seul et unique dépôt funéraire. Leur variété et leur qualité tranchent sur ce qui constitue la norme en ce domaine dans nos régions.

En particulier, trois vases en verre ainsi que quelques objets en métal : une petite figurine représentant un animal quadrupède, chien ou félin ; un curieux socle ajouré muni d’une pointe, interprété comme chandelier ; une petite cuiller en bronze étamé; enfin un strigile malheureusement fort incomplet. Un dé et un pion de jeu en os ainsi que trois vases en céramique commune complétaient ce lot qui était sans doute, à l’origine, plus abondant. L’enfouissement aurait eu lieu à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle.

Si l’un ou l’autre de ces objets apparaissent parfois dans le mobilier de tombes modestes, leur association est typique des tombes privilégiées et, notamment de celles sous tumulus à laquelle la tombe de Basse-Anhaive est manifestement apparentée. Le contraste qu’elle offre avec celles de Bèronvaux saute aux yeux. Tout ici indique l’aisance financière et sociale, sinon le luxe. La tombe de Basse-Anhaive (exposée au Musée archéologique de Namur) est sans doute la plus riche découverte à ce jour dans les cimetières périphériques de Namur, avec les tumuli de Champion et de Frizet.

Il est délicat, en l’absence de tout vestige, de se prononcer sur l’emplacement et la nature des habitats correspondant aux deux cimetières, probablement distincts.

On peut déduire de l’implantation et de la taille des cimetières d’époque romaine que l’habitat à Jambes au Haut-Empire préfigure ce qu’il sera au Moyen Âge, une série de petites unités dispersées avec, peut-être, une certaine concentration aux abords du principal passage du fleuve. Il se différencie en cela de Namur où un habitat groupé relativement important existe depuis cette époque.

Couvercle 2582

IGP2582

  • (h. : 3,6 cm ; diam. sup. : 3 cm ; diam. inf. : 12,6 cm)
  • terre gris clair, surface gris beige
  • intact.
  • N° inv. A03844j.
  • Coll. Société archéologique de Namur.

Fragment de cruche ovoïde 2583

IGP2583

  • (h. conservée : 14,2 cm ; diam. inf. : 7 cm)
  • terre gris beige ; surface de même couleur
  • traces de fixation d’une anse
  • brisée. 
  • N° inv. A03844i.
  • Coll. Société archéologique de Namur.

Fragment de cruche ovoïde 2585

IGP2585

  • (h. conservée : 12,5 cm ; 
  • diam. inf. : 6,2 cm) ;
  • terre orange clair ;
  • surface jaune beige ; brisée.
  • N° inv. A03844h.
  • Coll. Société archéologique de Namur.

Cruche ovoïde à une (ou deux) anse(s) trifide(s) 2584

IGP2584

  • (h. conservée : 25,8 cm ; diam. inf. : 6,5 cm)
  • terre gris beige à noyau gris
  • surface beige
  • brisée.
  • N° inv. A03844g.
  • Coll. Société archéologique de Namur.

Assiette 2578

IGP2578

  • (h. : 3,8 cm ; diam. max. : 21 cm ; diam. inf. : 16 cm)
  • terre jaune beige
  • surface gris beige
  • fêlures
  • Vanvinckenroye 136.
  • N° inv. A03844e.
  • Coll. Société archéologique de Namur.
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